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Quand se peser ?

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Lorsqu’on surveille de près son poids, la balance peut rapidement devenir un véritable ennemi. De nombreuses personnes font d’ailleurs une obsession de leur poids, au point de se peser nuit et jour, tous les jours. Pour savoir quand et comment se peser, et ainsi suivre au mieux son poids. 

Comment se peser ?

Le choix de la balance

Tout d’abord, avant de se peser, et pour pouvoir suivre au mieux sa courbe de poids, il est important de bien choisir sa balance. En effet, il existe de nombreux types de pèse-personne, qui ont chacun une utilité différente.

Pour un suivi occasionnel de son poids, on peut opter pour :

  • Une balance mécanique: c’est le modèle de base, dont l’affichage se fait sur un cadran muni d’une aiguille. Désuet pour certains, incontournable pour d’autres, il reste un appareil fiable, qui ne requiert pas de piles, et est surtout solide.
  • Une balance électronique: qu’il soit analogique ou numérique, ce type de pèse-personne a pour principal avantage d’afficher un nombre précis, au gramme près.

Si l’on souhaite faire un suivi plus pointu de son poids, on peut choisir d’acquérir une balance connectée, ou impédance-mètre. Ce type de pèse-personne fournit des informations plus complètes sur la condition physique et sur les variables du poids : ratio masse grasse/masse sèche, masse osseuse, masse hydrique, fréquence cardiaque… En outre certains modèles sont munis d’une mémoire, où il est possible de stocker ses données personnelles (âge, taille, sexe, résultats des différentes pesées) et ainsi, de suivre avec la plus grande des précisions l’évolution de son poids et de ses constantes. Enfin, certaines balances « intelligentes » peuvent être « synchronisées » avec un smartphone ou une montre connectée, pour un suivi en temps réel.

 Autres informations relatives à la balance

Pour bien se peser, il s’agit de placer sa balance sur une surface plane, antidérapante et stable. En effet, la moindre inclinaison ou instabilité du plateau peuvent influer sur le poids indiqué et sur la précision de l’appareil.

Autre conseil : pour avoir un suivi exact de sa courbe de poids, il est essentiel de toujours se peser sur la même balance. Toutes les balances ne se valent pas, en termes de précision. En outre, certaines peuvent être sensiblement déréglées – c’est par exemple le cas des pèse-personnes dans les pharmacies, très sollicités et rarement révisés. 

Quand se peser ?

Le choix du moment

La pesée doit toujours se faire :

  • Le matin
  • À jeun – tolérance pour la boisson, à raison d’un ou deux verres maximum
  • Nu ou en sous-vêtements
  • Après être allé aux toilettes
  • À heure fixe, de préférence

Si l’on se pèse le soir, il y a de fortes chances pour que le nombre affiché soit faussé. En effet, la nourriture et l’eau ingérées tout au long de la journée auront (forcément) une influence sur le poids. L’activité physique et sportive du jour peut également influer sur le résultat, puisqu’elle implique souvent une perte hydrique. Aussi, pour une pesée précise, et un suivi de son poids pertinent, il est essentiel de privilégier une heure fixe, le matin.

Le choix de la fréquence 

Il est parfaitement inutile de se peser plusieurs fois par jour. Comme précédemment évoqué, le poids fluctue au cours de la journée :

  • Avant et après un repas
  • Avant et après être allé aux toilettes (pour uriner ou déféquer)
  • Avant ou après s’être hydraté
  • Avant ou après une séance de sport

 Par ailleurs, se peser plusieurs fois par jour peut avoir des conséquences psychologiques lourdes. La pesée ne doit pas affecter le moral, ni tourner à l’obsession. Le nombre affiché sur la balance ne définit pas l’identité d’une personne. Si cette dernière s’y réfère matin, midi et soir, et que le poids indiqué influe fortement sur son humeur, il est nécessaire pour elle de consulter. Il peut s’agir d’un déclencheur de troubles du comportement alimentaire.

Pour suivre son poids correctement, une pesée par semaine semble idéale. Il est alors possible de constater une tendance (de perte ou de prise de poids) et de corriger son alimentation en fonction des résultats. En outre, il est préférable d’éviter de se peser le lundi car souvent, le weekend est le moment des plaisirs de table, des sorties au restaurant, voire des excès (peu recommandables, mais parfois réels). Aussi, programmer sa pesée le lundi matin peut être démoralisant. Pour bien se peser, mieux vaut privilégier un autre jour de la semaine, comme le vendredi matin – qui serait soit-disant le moment de la semaine où le poids serait le plus bas…

Se peser : les limites  

S’il s’agit simplement de prendre connaissance de son poids, et que la pesée ne s’inscrit pas dans une optique de perte ou de prise de poids, alors le nombre indiqué par la balance reste un bon indicateur. Au demeurant, il n’est pas révélateur de l’état de santé général d’une personne et reste une donnée un peu arbitraire. Le poids correspond en effet à la masse globale d’un individu : les os, les muscles, le sang, l’eau, les organes, les tissus… et la graisse. Les balances connectées sont donc des instruments plus précis, car elles mettent en relief le poids stricto sensu, en apportant des données plus pertinentes sur l’état de forme et la santé.

En outre, le poids est une donnée fluctuante, qui peut sensiblement varier, sans qu’il s’agisse forcément d’un signe d’une prise de masse grasse. Par exemple :

  • Après une séance de sport, la perte hydrique importante engendre une perte de poids. Cette dernière sera pourtant passagère, car on reprendra aussitôt les quelques grammes perdus après s’être réhydraté.
  • Les femmes connaissent des fluctuations de poids plus ou moins importantes, tout au long du cycle menstruel. Les variations hormonales et le syndrome prémenstruel favorisent la rétention d’eau, et donc la prise de poids. Un gain qui ne correspond pourtant pas à du gras, mais à de l’eau.

Les alternatives à la pesée

Il est possible d’évaluer son poids d’une autre manière qu’en se pesant.

On peut par exemple suivre l’évolution de sa silhouette en se prenant en photo, semaine après semaine. L’important est de prendre une photo de plain-pied, nu ou en sous-vêtements, toujours sous le(s) même(s) angle(s) et au même éclairage. Pour les femmes, il est important de se prendre en photo au même jour de chaque cycle menstruel, pour éviter certains biais (rétention d’eau, période des règles). Le cycle menstruel et hormonal a tendance à sensiblement modifier la morphologie (poitrine tendue, ventre gonflé, œdèmes…). Au demeurant, un suivi de son poids via photo permettra de prendre conscience de possibles changements morphologiques.

On peut également prendre ses mensurations (tour de taille, de cuisse, de hanche), chaque mois, pour estimer la prise ou la perte de poids. Il suffit simplement d’être muni d’un mètre ruban, de prendre ses mensurations le matin (on est en général moins gonflé à ce moment de la journée), sur peau nue, selon la méthode consacrée.

Enfin, reste la méthode du « vêtement-étalon ». Il s’agit d’un vêtement (pantalon, chemise ou autre) dans lequel on se sent parfaitement à sa taille (poids de forme). Chaque mois, on peut passer le vêtement et voir s’il bâille, s’il serre, ou s’il tombe toujours aussi bien. La méthode est sans nul doute plus aléatoire que le nombre affiché sur le cadran d’une balance, mais il permet de se détacher d’un chiffre arbitraire, qui ne décrit en rien la valeur d’une personne.

 

 

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