Régime Miami (South Beach Diet) : dossier complet et avis des internautes - CalculerSonIMC
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Le régime Miami (ouSouth Beach)


APERÇU DU RÉGIME MIAMI

55 pour l’efficacité
50 pour la rapidité
25 pour la facilité
50 pour les effets santé
70 pour le prix
50 pour la popularité
55 recommandation de CalculerSonIMC
régime south beach

Le régime Miami, parfois plus connu sous le nom de « South Beach Diet » provient comme son nom l’indique de Miami (États-Unis). C’est un cardiologue du nom d’Arthur Agatston. Le régime est apparu environ 10 ans plus tard que le régime Atkins. Le cardiologue Agatston était en effet en désaccord avec les régimes « low-carb » qui conseillait de manger moins de glucides (et donc plus de graisses). Pour lui ce genre de régime ne permettait pas une bonne hygiène cardiovasculaire.

D’abord destiné à ses patients, le régime Miami était censé leur faire perdre du poids (assez rapidement), et leur permettre de ramener leur taux de glucose, triglycérides et cholestérol vers des taux normaux. Sa démarche s’inscrivait donc en accord avec sa profession de cardiologue.




C’est un régime qui est en fait extrêmement simple à appréhender : il suffit, selon le Docteur, de remplacer les mauvaises graisses par des bonnes graisses, et de remplacer les mauvais glucides par de bons glucides. En clair il n’y a pas d’approche « low-carb » ou « low-fat », mais simplement une problématique de bon sens et de choix. Tout du moins en théorie, car dans la pratique le régime comporte certains défauts. C’est un régime qui est en partie privatif et repose sur des périodes de carences.

AVIS DE LA DIÉTÉTICIENNE

Stéphanie DUFANT, diététicienne-nutritionniste

Le régime Miami est restrictif, isolant et fatiguant. Le manque de glucides entraîne une fatigue physique importante. Il exclut beaucoup d’aliments, cela rend difficile de manger au restaurant et cela peut créer des frustrations qui seront compensées à l’arrêt du programme : attention au yoyo !

Stéphanie DUFANT, diététicienne-nutritionniste

LES PRINCIPES DE LA DIÈTE

Le régime Miami tire son nom de la fameuse plage « South Beach » située à Miami, près de laquelle vivait le cardiologue qui a créé ce régime.
Le régime Miami tire son nom de la fameuse plage « South Beach » située à Miami, près de laquelle vivait le cardiologue qui a créé ce régime.

Ce régime se décompose en 3 phases distinctes.

Phase 1 : Éliminer les fringales et perdre du poids rapidement (14 jours)

La première, d’une durée de deux semaines, est très restrictive et sélective. Une première étape qui peut rebuter les moins téméraires.

Au sein de cette phase, le patient peut manger à volonté les aliments suivants :

  • Protéines animales (boeuf ou poisson par exemple).
  • Légumes : seulement artichauts, aubergine, tomates, poivrons, épinards, courgette, brocoli.
  • Produits laitiers : lait, oeufs, lait de soja, fromage, yaourt.
  • Dessert : poudre de cacao (sans sucres ajoutés), gélatine, sirops, batons de glace, confiture.
  • Huiles : avocat, huile d’olive vierge, sauce salade, olives, margarine.
  • Condiments : presque tout type.
  • Boissons : café, Thé, jus de légumes (comme le jus de tomate), soda.

Pour le Docteur, ces aliments font intervenir des bonnes graisses ainsi que de bon glucides.

En contrepartie, tout le reste est interdit pendant cette phase. Ainsi les sources de glucides, les légumineuses ou l’alcool sont totalement bannis. Pas de pain, pas de pâtes, pas de riz, pas de fruits, etc.

La liste des aliments interdits est donc assez conséquente, pour une liste complète vous pourrez soit obtenir tous les détails au sein du livre du cardiologue (vous trouverez un lien vers le livre du Docteur dans les sources et références de ce dossier) soit sur le site Internet officiel qui se charge de promouvoir le régime (dont l’adresse figure, là encore, dans les sources et références de ce dossier).

lait de soja

Phase 2 : Atteindre son objectif de poids

La deuxième phase ressemble à la première, mais l’alimentation est plus équilibrée même si la liste des aliments permis n’évolue pas beaucoup. Elle est sensiblement la même que pour la première phase, mais de nouveaux aliments autorisés font leur apparition : les fruits par exemple, les carottes, les patates douces, le pain complet, le quinoa ou encore l’alcool. A part quelques nouveautés, la liste des restrictions reste donc énorme et il y a extrêmement peu d’aliments autorisés.

Les produits de boulangerie raffinés (pain blanc..), certains fruits et légumes et leurs jus sont à proscrire, comme les aliments à fort taux de sucres. Cette phase est plus longue que la première puisque l’objectif est d’atteindre son objectif de poids idéal.

Phase 3 : Stabilisation avec écarts autorisés

Enfin, la dernière phase est une phase de stabilisation. Là encore la liste des aliments autorisés s’élargit (un tout petit peu). Vous pouvez désormais manger des pistaches, des noix, etc. Pas beaucoup de nouvelles autorisations, mais les aliments interdis peuvent désormais être consommés de temps en temps. L’inventeur du régime considère cette phase comme une hygiène de vie, et non pas comme une étape d’amaigrissement.

Ce régime repose en partie sur la carence en glucides, même si ce n’était pas du tout ce que souhaitait le Docteur Agatston. En effet pour lui il n’y a pas d’approche « low-carb » ou « low-fat », il faut simplement consommer les bons glucides et les bonnes graisses. Les glucides ne sont pas interdits, mais la liste des aliments est tellement restrictive que les carences en glucides sont belles et bien présentes. En phase 1 les glucides représentent, dans le régime Miami, 14% de l’équivalence calorique journalière, alors que les ANC (Apports Nutritionnels Conseillés) recommande que ce chiffre soit située entre 50 et 55%.



Cette carence en glucides forcerait l’organisme à modifier son métabolisme et à ainsi toucher aux graisses pour produire l’énergie nécessaire aux activités quotidiennes (puisqu’il n’y a pas plus de glucides pour participer à la production de l’énergie). C’est le principe du régime du Docteur Atkins. Ces graisses sont alors transformées en cétone, qui sont éliminées ensuite. Ce type de diète provoque à la fois une diminution de l’appétit et aussi une fonte des graisse, ce qui explique principalement la perte de poids occasionnée.

Ce régime est facilement applicable chez soi. Mais étant donné que les glucides se font rares dans les assiettes, le patient a intérêt à être (très) imaginatif en termes culinaire.. Au restaurant, ce régime est très difficile à suivre. Les plats les plus courants sont généralement à oublier, et cela peut pousser la personne à arrêter le régime, ou à s’isoler.

AVANTAGES

A moyen terme le régime Miami semble être plus efficace qu’un régime privatif. Mais sur le long terme, les résultats ne sont pas forcément probants. En outre, à la fin d’un régime Miami, les patients ont généralement une tendance à reprendre du poids, c’est l’effet yo-yo.

INCONVÉNIENTS

A cause d’une perte de poids rapide lors de la première phase, le patient subit un effet yoyo.

Ce type de régime conseille fortement l’aspartame. Mais ceci ne permet pas de se défaire du goût du sucre (donc les écarts sont plus fréquents). La faible quantité de céréales cause une carence en vitamines B1, B2 et B3 ainsi qu’en minéraux. Chez les femmes, la carence en fer est assez forte (par rapport aux hommes qui ont des besoins en fer qui sont moindres). Le régime fournit 10,3g de fer en moyenne (par jour) pendant la 3ème phase, contre 16g recommandés (par jour)par les autorités sanitaires.

En outre, les sportifs risquent fortement de constater une baisse des performances (du fait du manque de glucides). Et ce régime cause une perte de tissus sains, comme les muscles.

Malgré cela une étude scientifique (de 2004) a démontré que sur 54 participants suivis sur une année, ce régime avait eu des résultatifs positifs (5). Toutefois le Docteur Agatston faisait partie du comité scientifique qui a réalisé l’étude, à manier avec précaution donc…



Une seconde enquête scientifique (de 2005) a confirmé ces résultats positifs mais là encore il faut prendre cette étude avec beaucoup de recul : elle a en effet été menée par la société « Kraft Foods » qui s’occupe de promouvoir le régime sur Internet (la société possède la marque « The South Beach Diet »).

ORIGINES DU RÉGIME

A l’origine, le Docteur Agatston était conscient (en tant que cardiologue) qu’un régime faible en matière grasse contribuait à réduire le taux de cholestérol dans le sang (en plus de permettre la prévention de certaines maladies cardiaques).

Mais dans la pratique, le cardiologue a constaté que les patients n’arrivaient pas (ou peu) à suivre un tel régime.

Le Docteur Agatston a fait le postulat que les patients qui s’orientaient vers des régimes à faible matières grasses (les « low-fat »), compensait le manque de gras par une surconsommation de sucres et de glucides (qui se transforment tôt ou tard en sucre). A travers cet excès de sucre, les patients éprouvaient le besoin de manger encore plus. Leur alimentation était donc trop calorique, et la prise de poids inévitable dans la plupart des cas.

Cela fait écho au régime Atkins, qui s’était établi une dizaine d’années plus tôt et qui était le premier à prôner le « low-carb » (c’est à dire une alimentation avec extrêmement peu de glucides, voire pas du tout dans la première version Atkins qui date de 1972). Mais le Docteur Agatston n’a toutefois pas souhaité s’engager sur la même voie, car il était réticent au fait qu’un régime en partie hyperlipidique comme celui d’Atkins soit la solution. Pour lui ce genre de diète trop pauvre en glucides menait forcément à trop de gras (ce pourquoi la première phase du régime d’Atkins est considéré comme hyperlipidique par l’ANSES) et à trop peu de fibres. Pour le cardiologue, ce genre de régime était incompatible avec une bonne hygiène cardio-vasculaire.

C’est pourquoi il a décidé de proposer son propre régime que l’on dénomme en France le régime Miami. Aux USA le régime n’est connu que sous le nom de South Beach Diet.
balance poids

AVIS DE L’ANSES

L’avis de l’ANSES est l’avis de l’agence française de sécurité sanitaire. Cet avis doit être lu avec précaution et est important. Au delà de 20% de différence par rapport aux recommandations de l’ANSES, la différence est sur fond rouge, sinon elle est sur fond vert.

Dans sa Saisine N°2009-SA-0099, l’ANSES décompose les apports nutritionnels du régime Miami selon les 3 phases. Pour une lecture plus aisée, nous avons effectué la moyenne de chacune de ces 3 phases avant de reporter les valeurs dans le tableau ci-dessous.

Régime Miami (moyenne des 3 phases) ANC – Valeurs de références (femme / homme) Différence (femme / homme)
L’avis de l’ANSES est issue de la Saisine N°2009-SA-0099 (2)
Energie (kcal/j) 1317 ~2000 si sédentaire. ~3000 si très actif. -34% / -56%
Lipides (%AET) 51% 35 à 40% des apports caloriques (AC) +36% / +36%
Fibres (g/j) 19,3 25 / 25 -23% / -23%
Fer (mg/j) 10 16 / 9 -38% / +11%
Calcium (mg/j) 1277 900 / 900 +42% / +42%
Magnésium (mg/j) 297 360 / 420 -18% / -29%
Sodium (mg/j) – Sel 2979 2522 / 3447 (INCA2) +18% / -14%
Vitamine B9 (µg/j) 465 300 / 330 +55% / +41%
Vitamine C (mg/j) 230,7 110 / 110 +110% / +110%
Vitamine D (µg/j) 3,7 5 / 5 -26% / -26%

AVIS DE CALCULERSONIMC.FR

Le régime est fortement privatif, avec des restrictions alimentaires très fortes. Le régime pose des problèmes de carences : en glucides notamment, mais aussi en vitamine D ou encore en fibres. De plus, il est hypocalorique, le régime n’est pas compatible avec une activité sportive. Le Docteur parle d’ailleurs très peu de l’activité physique dans son ouvrage. Un régime à prendre avec des pincettes, pour lequel l’avis d’un diététicien ou d’un autre professionnel de santé est absolument nécessaire.

Explication de l’attribution de la note :
» Aspect nutrition -25 points pour les effets néfastes du régime
» Aspect corpulence : -20 points pour l’espérance d’effets bénéfiques sur la corpulence à long terme

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SOURCES ET RÉFÉRENCES

(1) Heart Foundation. Nutrition and Metabolism Advisory Committee : A review of the relationship between dietary fat and overweight/obesity. NHF. February 2003. Voir le document complet.
(2) AVIS de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail relatif à la demande d’évaluation des risques liés aux pratiques alimentaires d’amaigrissement. 4 Mai 2011. https://www.anses.fr/sites/default/files/documents/NUT2009sa0099.pdf.
(3) Le régime Miami (South Beach Diet) Broché – 21 avril 2005. De Arthur Agatston (Auteur) Voir le livre sur le site Amazon
(4) Liste des aliments autorisés pendant les différentes phases. http://www.southbeachdiet.com/diet/what-can-i-eat-phase-1
(5) Aude YW, Agatston AS. The national cholesterol education program diet vs a diet lower in carbohydrates and higher in protein and monounsaturated fat: a randomized trial. Arch Intern Med. 2004 Oct 25;164(19):2141-6. PMID: 15505128