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Que faire contre un coup de barre ?

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Que faire contre un coup de barre ?

Un coup de barre est une baisse de vigilance passagère, souvent après le déjeuner. Pour le limiter : un déjeuner léger, une courte marche, une sieste de 15 à 20 minutes si possible et des nuits régulières.

Au volant, arrêtez-vous. S’il revient souvent, persiste malgré le repos ou s’accompagne d’autres symptômes (fièvre, perte de poids, douleurs), parlez-en à votre médecin : une fatigue persistante peut avoir une cause médicale.

Baisse de régime après le déjeuner, envie de dormir en fin de journée : le « coup de barre » est courant. Comment le reconnaître, d’où vient-il et que faire pour le limiter ? Voici ses causes possibles, les gestes utiles et les signes qui doivent amener à consulter.

Quelle est la différence entre coup de barre et fatigue ?

Définition et précisions préalables

L’expression « coup de barre », ou « coup de pompe », est en fait une façon familière de décrire une baisse passagère de vigilance ou d’énergie, qui survient souvent sans prévenir. Il peut prendre plusieurs formes : baisse de la vigilance, envie de dormir, difficulté à se concentrer. Il s’agit d’un épisode passager, associant des aspects physiologiques et cognitifs, qui cède en général avec du repos. Si la somnolence survient au volant ou pendant une activité à risque, arrêtez-vous ; si les épisodes se répètent, demandez un avis médical.

 Il faut distinguer fatigue et somnolence, même si elles peuvent être associées :

  • La somnolence est ce que l’on ressent lorsqu’on a besoin de dormir.
  • La fatigue se traduit par un manque d’énergie et un besoin de réduire son activité ; elle suit souvent un effort, physique ou psychique, mais pas toujours. Le sommeil n’y suffit pas forcément ; une pause ou un moment de détente peut aider à récupérer.

Causes du coup de barre

Selon ses manifestations, le coup de barre peut être assimilé à l’une ou l’autre.

S’il intervient après un repas (typiquement le déjeuner), on peut parler de somnolence post-prandiale. Ses mécanismes sont encore discutés : la digestion, la composition du repas et la baisse naturelle de la vigilance en début d’après-midi semblent jouer ensemble. Il est assez commun. Mais il peut être accentué par différents facteurs :

  • Un repas trop riche
  • Un sommeil de mauvaise qualité
  • Une consommation d’alcool au cours du repas

Si le coup de barre se manifeste plutôt en fin de matinée, et s’accompagne de nervosité, tremblements, changement d’humeur, signes de faim,  vision floue, pâleur, sueurs et/ou sensation de faiblesse, il peut s’agir, parmi d’autres causes, d’une hypoglycémie : seule une mesure de la glycémie permet de la confirmer. Ces signes, surtout s’ils se répètent ou si vous êtes diabétique, justifient un avis médical.

Enfin, si le coup de barre intervient en fin d’après-midi, il peut simplement s’agir de la manifestation d’une fatigue classique de fin de journée.  La fatigue s’accompagne alors surtout d’une baisse de vigilance et d’énergie.

Que faire pour prévenir ou lutter contre un coup de barre ?

Si vous êtes régulièrement sujet aux coups de barre, voici quelques astuces pour y remédier.

Astuce no1 : Manger léger à midi

Le coup de barre de début d’après-midi survient souvent après le repas, pendant la digestion. Sans garantie d’éviter la somnolence, un déjeuner équilibré et pas trop copieux, qui fait la part belle aux légumes, est une piste simple. Bien entendu l’assiette devra tout de même comprendre une part de protéines et une part de glucides, de préférence sous forme de féculents complets.

Astuce no2 : Opter pour une micro-sieste

Un coup de barre peut tout à fait être dû à une dette de sommeil. Dans ce cas, il est possible d’avoir souvent envie de dormir dans la journée. Les micro-siestes, ou « power naps », sont peut-être un moyen de récupérer. Selon l’Inserm, quand le besoin de sommeil de la nuit n’est pas couvert, la sieste apporte un gain de vigilance et de performance ; elle ne remplace pas pour autant des nuits suffisantes. Elle peut se pratiquer dans un endroit calme et sûr, lorsque les circonstances le permettent (certains employeurs la tolèrent), à partir du moment où :

  • Elle reste courte : l’Inserm décrit une sieste type de 15 à 20 minutes, plutôt en début d’après-midi, et l’Assurance maladie conseille 5 à 20 minutes entre 12 et 15 heures ;
  • On peut appuyer sa tête (creux des bras, vêtement, coussin, bureau)
  • L’endroit est calme

Astuce no3 : Aller marcher

Parfois, rien de tel que l’exercice physique pour reprendre ses esprits. Une marche digestive après le repas est une option simple à essayer, si possible dehors.

Astuce no4 : Miser sur une alimentation variée

Sauter des repas ou grignoter peut être une source de fatigue, rappelle l’Assurance maladie : mangez à heures régulières et variez les aliments. Pour couvrir vos besoins en vitamines et minéraux au quotidien :

  • Agrumes, fruits rouges, poivron, kiwi, persil contribuent aux apports en vitamine C.
  • Légumes verts, céréales complètes, fruits oléagineux, légumineuses et chocolat fortement dosé en cacao sont des aliments riches en magnésium. Certaines eaux minérales en contiennent également.
  • Le poisson, la viande, les pois chiches, la banane et les céréales complètes contribuent aux apports en vitamine B6.

Et les compléments alimentaires ? Selon l’Assurance maladie, vitamines, oligo-éléments, acides aminés et magnésium « ont un intérêt certain en cas de carence avérée uniquement » ; ils sont parfois utilisés en appoint, mais « leur efficacité contre la fatigue n’a pas été évaluée ». Une fatigue qui dure mérite un avis médical avant toute cure.

Astuce no5 : Soigner son sommeil

Il est possible que votre propension à avoir de fréquents coups de barre soit due à un sommeil de mauvaise qualité. Coucher trop tardif, café, thé ou tabac en fin de journée, alcool et repas copieux le soir, réveils nocturnes fréquents, stress : autant de raisons de mal dormir. En soignant votre sommeil, la fréquence et l’intensité des coups de pompe pourraient s’amoindrir. Pour ce faire :

  • Couchez-vous et levez-vous à heures régulières, même le week-end.
  • Évitez les écrans avant le coucher : selon l’Inserm, l’usage tardif d’écrans, riches en lumière bleue, retarde l’endormissement.
  • Mangez léger le soir.
  • Privilégiez un cadre calme, l’obscurité, une température fraîche et des vêtements confortables pour bien dormir.

Astuce no6 : Boire un café

Une astuce souvent citée : la caféine est un stimulant qui peut aider, ponctuellement, à retrouver de la vigilance. Contre un coup de barre impromptu, un expresso peut dépanner, mais la caféine ne remplace pas le sommeil : en cas de somnolence au volant, arrêtez-vous. Cependant, pour ne pas subir les effets délétères de la caféine, mieux vaut :

  • Consommer sa boisson à distance du coucher : l’Assurance maladie conseille d’éviter la caféine le soir.
  • Limiter sa consommation de boissons caféinées, qu’il s’agisse de café, de thé, de maté, de boissons énergisantes ou de soda au cola.

Coup de barre : quand s’alerter ?

Un coup de barre isolé est souvent sans gravité. Une fatigue qui persiste malgré le repos, gêne vos activités ou s’accompagne d’autres symptômes est autre chose : elle justifie un avis médical, car une cause peut être à rechercher. Deux situations sont souvent évoquées, bien distinctes d’un simple coup de barre : le syndrome de fatigue chronique et l’épuisement professionnel. 

La fatigue chronique 

Le syndrome de fatigue chronique, aussi appelé encéphalomyélite myalgique, est une maladie. Selon l’Assurance maladie, son diagnostic repose sur l’examen clinique, sans examen biologique ou d’imagerie qui le confirme, et associe quatre critères(1) :

  • une fatigue profonde et invalidante, chronique depuis plusieurs mois, non expliquée et non soulagée par le repos et le sommeil ;
  • un sommeil non réparateur ;
  • un malaise après l’effort ;
  • des troubles cognitifs et/ou une intolérance orthostatique (malaise en position debout).

D’autres signes peuvent s’y ajouter, comme des douleurs musculaires et articulaires ou une sensibilité au bruit et à la lumière.

Le burnout

Le syndrome d’épuisement professionnel, mieux connu sous le nom de burnout, est lié au travail : l’Organisation mondiale de la santé (OMS) le décrit comme un phénomène professionnel, et non comme une maladie. Il résulte, selon elle, d’un stress chronique au travail qui n’a pas été correctement géré et se caractérise par un épuisement, une mise à distance de son travail (ou du cynisme à son égard) et une baisse de l’efficacité professionnelle. D’autres signes sont souvent décrits, sans être spécifiques ; seul un professionnel de santé peut faire le point :

  • Douleurs digestives, maux de ventre, troubles gastro-intestinaux.
  • Tristesse, faible estime de soi, anxiété.
  • Fatigue profonde, perte d’énergie, stress et sommeil dégradé.
  • Désinvestissement de l’activité professionnelle.

Dans ces cas, il est important de parler à un professionnel de santé, qui pourrait procéder à un interrogatoire adapté, déterminer le degré de gravité de la fatigue et préconiser une prise en charge adéquate.

Questions fréquentes sur le coup de barre

Qu’est-ce qu’un coup de barre ?

C’est une façon familière de décrire une baisse passagère d’énergie ou de vigilance : envie de dormir, difficulté à se concentrer. On parle aussi de coup de pompe. Il est passager et cède en général avec une pause ou du repos. Au volant, arrêtez-vous ; si les épisodes se répètent, parlez-en à votre médecin.

Comment éviter le coup de barre de 14 h ?

Un déjeuner léger avec des légumes, des protéines et des féculents complets, pas d’alcool au repas, une courte marche après le déjeuner, des nuits suffisantes. Si vous le pouvez, une sieste courte en début d’après-midi aide : l’Inserm décrit une sieste type de 15 à 20 minutes.

Pourquoi ai-je un coup de barre vers 19 h ?

Les causes varient : fatigue accumulée (efforts physiques, concentration), manque de sommeil, long intervalle depuis le déjeuner. Des horaires de sommeil réguliers peuvent aider, et un en-cas dans l’après-midi si vous avez faim ou si le déjeuner est loin. Si ce coup de barre revient tous les soirs malgré des nuits suffisantes, parlez-en à votre médecin.

Quand faut-il consulter pour une fatigue ?

Selon l’Assurance maladie : si la fatigue persiste après plusieurs jours ou semaines malgré de nouvelles habitudes, si vous êtes trop épuisé pour vos occupations quotidiennes, si elle s’accompagne d’une souffrance psychique ou d’autres symptômes (fièvre, perte ou prise de poids non voulue, douleurs, règles abondantes, soif marquée).

Sources

Outils utiles : calculer votre IMC, estimer votre IMG, voir toutes les calculatrices.

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Ces informations sont générales ; elles ne remplacent pas l’avis d’un médecin ou d’un diététicien.

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