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Genou gonflé : les meilleurs remèdes de grand-mère

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Comment dégonfler un genou ?

Repos, froid et jambe surélevée : après un choc, l’Assurance Maladie conseille de mettre le genou au repos, de le refroidir avec de la glace dans un linge (jamais directement sur la peau) et de surélever la jambe.

Consultez dans la journée si le genou est rouge et chaud, si vous avez de la fièvre ou si vous prenez un anticoagulant, et appelez le 15 ou le 112 si vous ne pouvez plus poser le pied après un choc. L’argile et les huiles essentielles n’ont pas fait la preuve qu’elles dégonflent un genou.

Un genou gonflé, c’est souvent « de l’eau dans le genou » : un épanchement de synovie, c’est-à-dire du liquide articulaire en excès, ou parfois l’inflammation d’une bourse séreuse à l’avant du genou (hygroma) (2). L’expression n’est pas un diagnostic : c’est au médecin d’en trouver la cause. Après un choc ou en cas de douleur modérée, quelques gestes simples soulagent : repos, froid et jambe surélevée (1). Les « remèdes de grand-mère » comme l’argile ou les plantes n’ont pas fait leurs preuves pour dégonfler un genou. Voici les causes possibles, ce que vous pouvez faire vous-même et les signes qui imposent de consulter.

Pourquoi un genou gonfle-t-il ?

Après un choc ou une torsion

Une chute, un choc sur le genou ou une torsion pendant le sport peuvent le faire gonfler. Il faut alors vérifier qu’il n’y a pas de fracture ni de lésion d’un ligament ou d’un ménisque. Un genou qui se dérobe (impression qu’il lâche) ou qui se bloque doit faire consulter (1) (2).

Une poussée d’arthrose

L’arthrose du genou évolue par poussées. Selon l’Assurance Maladie, la douleur augmente alors fortement en quelques jours et s’accompagne d’un gonflement dû à un épanchement dans l’articulation, avec une raideur le matin (3). Ces poussées correspondent à une irritation de la membrane synoviale, la membrane qui tapisse l’intérieur de l’articulation et produit le liquide synovial (3).

Une arthrite

L’arthrite est une inflammation de l’articulation. Elle peut être due à la goutte, à un rhumatisme inflammatoire comme la polyarthrite rhumatoïde ou à une infection (2). Un genou très gonflé, rouge et chaud avec de la fièvre fait craindre une arthrite infectieuse : c’est une urgence, car un traitement antibiotique doit être débuté sans délai (1) (2).

Un kyste poplité

Le kyste poplité, ou kyste de Baker, est une poche formée par la membrane synoviale à l’arrière du genou. Il peut se rompre dans le mollet (3).

Des deux côtés : penser aux jambes et aux veines

Quand les deux jambes gonflent en même temps, des genoux aux chevilles, il peut s’agir d’une rétention d’eau ou une insuffisance veineuse, avec des jambes lourdes, mais aussi d’une autre cause : parlez-en à votre médecin, surtout si vous êtes enceinte. À l’inverse, un seul mollet gonflé, dur, douloureux et chaud peut signaler une phlébite (4) : contactez rapidement un médecin. Appelez le 15 ou le 112 en cas d’essoufflement, de douleur brutale dans la poitrine, de malaise ou de crachats contenant du sang, signes possibles d’une embolie pulmonaire (4).

Genou gonflé : que faire soi-même ?

Après un choc : arrêt, repos, froid, bandage, jambe surélevée

Voici les gestes conseillés par l’Assurance Maladie après un traumatisme ou un accident sportif (1) :

  • arrêtez l’activité ou le sport en cours ;
  • mettez le genou au repos, en évitant de vous appuyer sur la jambe ;
  • refroidissez-le avec de l’eau fraîche ou de la glace, jamais directement sur la peau : placez la glace dans un linge propre. Vous pouvez recommencer toutes les quatre heures, pendant un à deux jours ;
  • posez un bandage sans trop serrer ;
  • surélevez la jambe si le genou a tendance à gonfler.

Genou douloureux au long cours : ménager l’articulation

En cas de douleurs chroniques, l’Assurance Maladie conseille d’éviter de rester longtemps debout et de porter des charges lourdes, de vous reposer la jambe surélevée, de marcher chaque jour en dehors des poussées douloureuses, au besoin avec une canne tenue du côté opposé au genou douloureux, et de porter des chaussures confortables, sans talons hauts (1). À plus long terme, l’Assurance Maladie conseille aussi de perdre du poids en cas de surpoids (1), un point important de la prise en charge de l’arthrose du genou selon Santé.fr (5) : vous pouvez calculer votre IMC pour situer votre poids. Avec l’arthrose, une activité physique adaptée, par exemple avec un kinésithérapeute, fait partie du traitement (5).

Quel anti-inflammatoire pour un genou gonflé ?

Pour la douleur, on peut prendre du paracétamol ou un anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS) comme l’ibuprofène ou le kétoprofène (1). Les AINS ne sont pas sans risque : ils ont de nombreuses contre-indications et peuvent masquer une infection. En automédication, l’Assurance Maladie recommande de ne prendre qu’un seul AINS, à la dose la plus faible et pas plus de 5 jours, de lire la notice et de demander conseil à votre pharmacien (1). Si le genou est rouge et chaud ou si vous avez de la fièvre, demandez un avis médical plutôt que de vous soigner seul (1) (2). Si la douleur ne passe pas après 3 jours d’automédication, consultez votre médecin (1).

Et les remèdes de grand-mère ?

L’argile verte, les cataplasmes, les massages ou les huiles essentielles ne figurent pas parmi les gestes conseillés par l’Assurance Maladie pour soulager un genou (1), et nous n’avons trouvé aucune donnée fiable montrant qu’ils dégonflent l’articulation. Ils ne remplacent pas le repos, le froid et l’avis d’un médecin. Les huiles essentielles ne sont pas sans risque : demandez conseil à votre pharmacien avant de les utiliser.

Pour les plantes, voici ce qu’en dit Santé.fr, le site public d’information en santé, à propos de l’arthrose (5) :

  • harpagophyton (griffe-du-diable) : l’Agence européenne du médicament reconnaît son usage traditionnel « pour soulager les douleurs articulaires mineures », pendant 4 semaines au plus. Il est déconseillé en cas de maladie cardiovasculaire, de reflux, d’ulcère de l’estomac ou du duodénum et de calculs biliaires (5) ;
  • écorce de saule blanc : elle contient de la salicine, transformée dans l’organisme en une substance proche de l’aspirine. Son usage traditionnel contre « les douleurs articulaires mineures » est reconnu, mais elle a les mêmes contre-indications que l’aspirine (risque de saignement, irritation de l’estomac) (5) ;
  • curcuma : les résultats sur l’arthrose sont encourageants mais restent à confirmer par de plus vastes études (5). L’Anses a signalé des cas d’atteinte du foie (hépatites) liés à des compléments alimentaires contenant du curcuma ou de la curcumine, et conseille de demander l’avis de son médecin ou de son pharmacien avant d’en prendre si l’on suit un traitement (6) ;
  • boswellie, ortie et autres plantes : pas de preuves cliniques suffisantes (5).

Ces plantes ont été étudiées contre la douleur de l’arthrose, pas pour faire dégonfler un genou. Avant d’en prendre, demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien, surtout si vous prenez déjà des médicaments (5).

Genou gonflé : quand consulter ?

L’Assurance Maladie distingue trois niveaux d’urgence (1) :

  • appelez le 15 ou le 112 après un traumatisme grave du genou, si vous ne pouvez ni poser le pied par terre ni marcher, ou si le genou est gravement blessé ;
  • consultez votre médecin dans la journée si la douleur est très intense, si vous avez de la fièvre, si le genou est très volumineux, rouge et chaud, ou s’il est gonflé alors que vous prenez un anticoagulant ou avez un trouble de la coagulation ;
  • consultez dans les jours qui viennent si le genou est gonflé sans fièvre, s’il se déforme, se dérobe, se bloque ou reste raide, si la douleur s’aggrave, vous gêne dans votre travail ou ne passe pas après 3 jours d’automédication.

Le médecin vous interroge et examine le genou pour rechercher un épanchement. Selon la cause suspectée, il peut demander une radiographie, une échographie ou une IRM, ou prélever le liquide par une ponction pour l’analyser (2). Le traitement dépend de la cause : médicaments, infiltration, kinésithérapie, orthèse, voire chirurgie ; il peut vous orienter vers un rhumatologue ou un chirurgien orthopédiste (2).

Sources

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Outils utiles : calculer votre IMC, estimer votre IMG, voir toutes les calculatrices.

Questions fréquentes sur le genou gonflé

Comment dégonfler un genou rapidement ?

Après un choc, arrêtez l’activité, mettez le genou au repos, refroidissez-le avec de la glace enveloppée dans un linge (jamais directement sur la peau), posez un bandage sans trop serrer et surélevez la jambe. C’est ce que conseille l’Assurance Maladie. Si le genou est rouge et chaud avec de la fièvre, consultez sans attendre.

Qu’est-ce que l’eau dans le genou ?

C’est un épanchement de synovie : du liquide articulaire en excès dans le genou. Il peut venir d’un choc, d’une poussée d’arthrose ou d’une arthrite. Le médecin en recherche la cause et peut prélever le liquide par une ponction pour l’analyser.

Quel anti-inflammatoire prendre pour un genou gonflé ?

Pour la douleur, on peut prendre du paracétamol ou un anti-inflammatoire non stéroïdien comme l’ibuprofène, qui a de nombreuses contre-indications. En automédication, un seul anti-inflammatoire à la dose la plus faible, pas plus de 5 jours, après avoir lu la notice ou demandé conseil au pharmacien. Si le genou est rouge et chaud ou si vous avez de la fièvre, demandez d’abord un avis médical.

Les remèdes de grand-mère marchent-ils pour un genou gonflé ?

Après un choc sans signe de gravité, le repos et le froid soulagent : ce sont des gestes conseillés par l’Assurance Maladie. Un genou qui gonfle sans choc doit être examiné par un médecin. L’argile, les cataplasmes ou les huiles essentielles n’ont pas fait la preuve qu’ils dégonflent un genou. Certaines plantes comme l’harpagophyton ont un usage traditionnel reconnu contre les douleurs articulaires mineures, mais elles ont des contre-indications : demandez conseil à votre pharmacien.

Quand faut-il consulter pour un genou gonflé ?

Dans la journée si le genou est très gonflé, rouge et chaud, si vous avez de la fièvre ou si vous prenez un anticoagulant. En urgence (15 ou 112) après un traumatisme grave ou si vous ne pouvez plus poser le pied. Dans les jours qui viennent si le gonflement persiste sans fièvre, si le genou se bloque ou se dérobe.

Rédaction : Rédaction CalculerSonIMC Mise à jour éditoriale :

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