Potager geant a New York contre l’obésité - CalculerSonIMC
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Un « potager géant » pour lutter contre l’obésité à New York

L’obésité et le surpoids sont un véritable fléau à New York, qui touchent près de 58% des adultes et 40% des enfants. On compte 6000 décès par an directement liés à cette maladie qu’est l’obésité (aux États-Unis, depuis Juin 2013, l’obésité est effectivement désormais considérée comme une maladie à part entière par la American Medical Association, attention : cette considération est récente, et est à prendre avec des pincettes. Cette considération n’est d’ailleurs pas universelle.).

Les initiatives de New York contre l’obésité

New-York ne cesse de prendre des initiatives face à ses problèmes avec l’obésité, comme par exemple l’interdiction partielle des ventes de boissons sucrées de plus d’un demi-litre (nous en écrivions un article, d’ailleurs, à l’époque : cliquez-ici pour le consulter).

Une nouvelle idée originale a germé à New-York : celle du potager géant. C’est dans le quartier de Red Hook que le projet s’est implanté, et ce n’est pas par hasard.

Red Hook : un quartier emblématique

Red Hook est excentré de la ville et est réputé pour être un quartier « dur », où Al Capone a d’ailleurs régné en son temps. Red Hook, au sud de Brooklyn, est présenté comme la « capitale du crack » dans les années 80 par le magazine Time.

Ce quartier cumule les facteurs de risque d’obésité : précarité économique, manque d’accès aux commerces de produits frais (c’est ce qu’on appelle un « désert alimentaire »), forte présence de fast-foods et de commerces de malbouffe, et manque d’espaces verts et de lieux favorisant l’activité physique.

Le concept du potager géant

Le potager géant s’inscrit dans une démarche éducative et sociale. Les habitants sont sensibilisés aux produits alimentaires les plus sains (que le potager permet justement de produire). Ces produits deviennent ainsi accessibles à une partie de la population qui se tourne normalement plus facilement vers les produits les moins chers (et donc, souvent, les moins sains). Le potager constitue un véritable pôle de formation pour une population défavorisée. Ainsi la lutte contre l’obésité s’organise avec la participation de chacun.

Techniquement, le potager est construit sur 4000 m2. Une partie des ressources produites iront directement chez certaines familles pauvres. L’autre partie des ressources sera revendue afin d’auto-financer le potager.

L’agriculture urbaine : une solution contre l’obésité ?

L’initiative de Red Hook s’inscrit dans un mouvement plus large d’agriculture urbaine qui se développe dans les grandes villes du monde. Ces projets présentent plusieurs avantages dans la lutte contre l’obésité et pour la santé publique :

  • Accès à des aliments frais : fruits, légumes et herbes aromatiques cultivés localement, à prix réduit ou gratuits
  • Éducation nutritionnelle : les participants apprennent à reconnaître, cultiver et cuisiner des produits sains
  • Activité physique : le jardinage est une activité modérée qui permet de brûler 200 à 400 calories par heure
  • Lien social : les jardins communautaires créent du lien entre les habitants et rompent l’isolement, facteur de risque d’obésité
  • Bien-être mental : le contact avec la nature réduit le stress et l’anxiété, deux facteurs qui favorisent la prise de poids

Les « déserts alimentaires » : un facteur méconnu d’obésité

Le concept de « désert alimentaire » désigne les zones urbaines où les habitants n’ont pas accès, dans un rayon raisonnable, à des commerces proposant des fruits et légumes frais à prix abordable. À New York, ces déserts alimentaires touchent principalement les quartiers les plus défavorisés.

Les études montrent que les habitants des déserts alimentaires présentent un risque d’obésité 25 à 30 % supérieur à ceux vivant à proximité de supermarchés proposant des produits frais. En France, le phénomène existe également, notamment dans certaines banlieues et en zone rurale.

Des initiatives similaires en France

La France développe également des projets d’agriculture urbaine avec un volet santé :

  • Les jardins partagés dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville
  • Les programmes « Fruits et légumes à l’école » financés par l’Union européenne
  • Les AMAP (Associations pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne) qui facilitent l’accès à des produits frais et locaux
  • Les épiceries solidaires proposant des produits de qualité à prix réduit

Questions fréquentes

Quel est le lien entre pauvreté et obésité ?

Les populations défavorisées ont un accès limité aux aliments frais et de qualité, qui sont souvent plus chers. Elles se tournent vers des aliments ultra-transformés, riches en calories mais pauvres en nutriments. Le stress lié à la précarité favorise également les comportements alimentaires compulsifs.

L’agriculture urbaine peut-elle vraiment réduire l’obésité ?

Plusieurs études montrent que la participation à des projets d’agriculture urbaine est associée à une consommation accrue de fruits et légumes (+3 à 5 portions par semaine) et à un IMC plus bas. L’effet combiné de l’activité physique, de l’éducation nutritionnelle et de l’accès à des produits frais en fait un levier efficace.

Qu’est-ce qu’un désert alimentaire ?

Un désert alimentaire est une zone géographique où les habitants n’ont pas accès, dans un rayon de 500 mètres à 1 kilomètre, à un commerce proposant des fruits et légumes frais à prix abordable. Ces zones sont souvent associées à des taux d’obésité plus élevés.

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Rédaction : Rédaction CalculerSonIMC Mise à jour éditoriale :