La liste des « six types d’obésité » ne correspond pas à une classification médicale de référence : l’évaluation tient compte de la corpulence, de la répartition des graisses et des conséquences sur la santé. Pour préparer une consultation, rassemblez vos mesures de poids et de taille avec leurs dates.
Les termes « androïde » et « gynoïde » décrivent la localisation des graisses. L’alimentation, le stress et l’inactivité sont des facteurs qui peuvent contribuer à l’obésité. Les distinguer vous évite d’attribuer une cause à votre situation à partir de votre silhouette.
Pourquoi la liste des six types d’obésité est trompeuse
Cette liste associe alimentation, stress, inactivité, gluten, métabolisme et circulation veineuse. Elle laisse penser que chaque personne appartient à une catégorie précise, avec une solution propre à cette catégorie. Or, elle mélange des facteurs qui peuvent intervenir dans l’obésité, des caractéristiques corporelles et des symptômes.
L’obésité est une maladie multifactorielle. Les prédispositions biologiques et les conditions de vie peuvent intervenir, tout comme l’environnement. Les comportements alimentaires, le sommeil et certains traitements comptent aussi dans l’évaluation. Leur rôle varie selon les personnes : une répartition corporelle semblable peut correspondre à des situations différentes.
L’apparence du corps ne permet donc pas d’en déterminer les causes. Pour comprendre les classifications, commencez par séparer deux questions : quelle est la corpulence et où les graisses se répartissent-elles ? Les répercussions sur la santé nécessitent une évaluation complémentaire.
Les classes d’IMC décrivent la corpulence chez l’adulte
L’indice de masse corporelle, ou IMC, se calcule en divisant le poids en kilogrammes par la taille en mètres élevée au carré. Chez l’adulte, il sert à classer la corpulence. Les degrés d’obésité sont couramment désignés par les termes « modérée », « sévère » et « massive ».
Ces classes décrivent un rapport entre le poids et la taille. Elles ne précisent ni la cause de l’obésité ni la localisation des graisses. L’IMC ne distingue pas non plus la masse grasse de la masse musculaire.
Le tour de taille apporte une information sur la répartition abdominale des graisses. Pour interpréter ces mesures, le professionnel de santé examine aussi l’évolution du poids et les informations cliniques. Vous pouvez lui parler de vos difficultés de déplacement, de votre sommeil ou des traitements que vous prenez.
Chez l’enfant, la corpulence s’interprète avec des courbes adaptées à l’âge et au sexe. L’article Taille enfant 6 ans : moyenne fille/garçon et courbes explique l’intérêt de suivre une évolution plutôt que de conclure à partir d’une mesure isolée.
Androïde et gynoïde décrivent la localisation des graisses
Une répartition dite « androïde » concerne principalement la partie supérieure du corps, notamment l’abdomen. L’expression « silhouette en pomme » permet de la visualiser. Le tour de taille complète alors l’information donnée par l’IMC.
Dans une répartition dite « gynoïde », les graisses se situent davantage dans le bas du corps, notamment sur les hanches, les fesses et les cuisses. On parle aussi de « silhouette en poire ».
Ces répartitions existent chez des personnes sans obésité. Elles ne sont pas exclusivement masculines ou féminines. Deux adultes de corpulence comparable peuvent ainsi avoir des proportions différentes, sans que leur silhouette explique à elle seule leur état de santé.
Le rapport taille-hanches se calcule en divisant le tour de taille par le tour de hanches, mesurés dans la même unité. Si vous comparez plusieurs relevés, gardez une méthode de mesure cohérente. Ce rapport décrit une proportion ; un seuil isolé ne permet pas de diagnostiquer une obésité gynoïde.
Alimentation, stress et inactivité peuvent se combiner
Les habitudes alimentaires, le vécu émotionnel et l’activité physique peuvent être abordés pendant une consultation. Les présenter comme des types d’obésité séparés empêche de comprendre leurs liens et laisse de côté d’autres facteurs.
Vos conditions de travail peuvent influencer vos horaires de repas, votre repos et vos possibilités de mouvement. Des difficultés de déplacement peuvent aussi limiter vos activités. Expliquer ces contraintes donne au professionnel de santé des informations plus précises que l’étiquette « obésité liée à l’inactivité ».
Pour vous renseigner sur une pratique physique, vous pouvez consulter 6 bonnes raisons de commencer la musculation. Cette lecture porte sur l’activité physique ; elle ne permet pas d’identifier une catégorie d’obésité.
Gluten, métabolisme et troubles veineux ne définissent pas ces types
L’expression « obésité liée au gluten » ne fait pas partie de la classification de référence. Une accumulation de graisse sur les hanches ou les cuisses n’indique pas un problème avec le gluten. Elle ne justifie pas sa suppression de l’alimentation.
Dans l’ancienne liste, l’expression « obésité métabolique athérogène » mélangeait localisation des graisses et profil métabolique. Ce profil nécessite une évaluation de santé. La couleur des bourrelets ou une quantité supposée de poids supplémentaire ne permettent pas de le déterminer.
Un œdème est une accumulation de liquide dans les tissus, différente d’une accumulation de graisse. Les jambes lourdes, les varices et les gonflements doivent donc être distingués de la classification de l’obésité. Leur présence ne suffit pas à définir un type d’obésité « lié aux canaux veineux ».
Préparer vos relevés et vos questions pour une consultation
Réunissez vos mesures disponibles en notant la date de chacune. Ajoutez vos traitements et les changements de poids que vous avez observés. Décrivez ce qui vous gêne au quotidien : les déplacements ou le sommeil, par exemple. Vous pouvez également expliquer comment s’organisent vos repas.
Choisissez les questions que vous souhaitez aborder en priorité. Demandez comment interpréter votre IMC et votre tour de taille, puis précisez les difficultés pour lesquelles vous cherchez un accompagnement.
Si vous utilisez la balance connectée proposée par Cellublue, associez une date à vos relevés de poids. Cet historique peut être présenté en consultation, mais il ne permet pas d’identifier un type d’obésité.
Pour les accessoires, la page Quels sont les différents types de ceintures amincissantes ? décrit les produits concernés. Une ceinture ne fournit pas les informations nécessaires à une classification médicale.
Sources
- Organisation mondiale de la Santé, Obésité et surpoids : définition, utilisation de l’IMC et caractère multifactoriel de l’obésité.
- Organisation mondiale de la Santé, Waist circumference and waist–hip ratio: report of a WHO expert consultation : tour de taille et rapport taille-hanches dans l’évaluation de la répartition des graisses.
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