Le pot est ouvert à côté de la balance, la cuillère au-dessus de l’assiette. L’application demande un poids. Je n’ai pas encore la bonne ligne : pomme entière, compote de pomme, ou pot qui annonce une compote sans sucres ajoutés. Je pèse ce qui part dans l’assiette. Les fruits crus, avant cuisson, restent hors du calcul.
La compote est déjà cuite. L’eau, le sucre du fruit et, sur certains pots, le sucre ajouté par le fabricant sont dans le produit. Cent grammes de compote ne valent pas cent grammes de pomme crue. Pour le repas, je prends la ligne du produit servi. Croiser les deux fausse l’énergie, même si le fruit d’origine est le même.
Le soir, le bocal entamé reste sur le plan de travail. Je lis le nom sous le couvercle, je verse dans l’assiette la part que je vais manger, puis je pose l’assiette sur la balance. Le poids retenu est celui de cette part, pas celui du bocal plein. Si l’étiquette dit compote de pomme sans préciser l’absence de sucres ajoutés, je garde le code 13038. Si elle indique une compote sans sucres ajoutés et que je n’ai pas le tableau de la marque, j’ouvre le code 13153. Je note le code dans le suivi avant de ranger le pot, pour ne pas reconstruire la ligne de mémoire le lendemain.
Ce que dit la table pour 100 g
Dans la table CIQUAL 2020 de l’ANSES, le code 13038, Compote de pomme, indique une énergie UE de 102 kcal pour 100 g : 0,23 g de protéines, 24,4 g de glucides, 0,21 g de lipides, 20,7 g de sucres, 1,53 g de fibres. Le nom vise une compote de pomme. Il laisse de côté la pomme crue et ne garantit pas l’absence de sucres ajoutés.
Le code 13153 vise la purée de fruits, tout type de fruits, de type compote sans sucres ajoutés. Pour 100 g, l’énergie UE est de 58,9 kcal. Protéines inférieures à 0,5 g, glucides 13,4 g, lipides inférieurs à 0,3 g, sucres 11,3 g, fibres 1,7 g. Le libellé couvre tous les fruits. Quand le pot annonce une compote sans sucres ajoutés et que je n’ai pas l’analyse de la marque, j’ouvre cette ligne à côté du code 13038.
Avec sucres ou sans sucres ajoutés
Pour 100 g : 102 kcal d’un côté, 58,9 kcal de l’autre. Les sucres passent de 20,7 g à 11,3 g, les glucides de 24,4 g à 13,4 g. Lipides et protéines restent bas sur les deux lignes. Les fibres, 1,53 g et 1,7 g, sont proches. Pour les lire sur un emballage, la page sur les fibres de l’étiquette donne le repère, sans transformer ces grammes en argument de régime.
Sur une portion de 150 g, je ne multiplie que l’énergie, et seulement deux fois. Avec le code 13038, 102 × 1,5 donne 153 kcal. Avec le code 13153, 58,9 × 1,5 donne 88,35 kcal, donc environ 88 kcal une fois arrondi. Protéines, glucides et fibres restent les valeurs de 100 g. Une autre portion se pèse, puis se rapporte à la ligne retenue.
Noter le bon pot
Le conditionnement n’est pas toujours de 100 g. Je pèse la quantité servie et je garde la même ligne jusqu’au bout du suivi. Pomme crue le matin, compote le soir : deux aliments. Pot avec sucres puis pot sans sucres ajoutés, sans changer de code : deux énergies mélangées.
Ces chiffres décrivent l’aliment vendu. Beaucoup d’emballages comparent une portion aux apports de référence fondés sur 2000 kcal, repère imprimé sur l’étiquette. Pour situer la compote parmi d’autres produits, le guide des calories par aliment demande une ligne et un état, cru ou cuit, nature ou préparé. Elle peut entrer dans un repas équilibré sans en devenir le seul critère.
Sur le pot, « sans sucres ajoutés » laisse les sucres du fruit : 11,3 g pour 100 g sur la ligne 13153, 20,7 g sur la ligne 13038. La compote la moins sucrée apporte encore de l’énergie. Si deux marques affichent des tableaux différents, je suis le tableau du produit en main. CIQUAL prend le relais quand le nom générique est la seule information fiable. L’eau de la compote entre dans les 100 g. Je la laisse dans le poids avant de comparer.
Je relis le nom exact avant d’enregistrer. Purée de pommes, compote allégée et compote classique se côtoient au rayon avec des énergies différentes.
Source : table CIQUAL 2020, ANSES, https://ciqual.anses.fr/



