La balance est encore allumée à côté du bol, le paquet de flocons ouvert, et la brique de lait attend près de la tasse. Vous venez de viser 150 ml pour le café. Reste le choix entre demi-écrémé et entier, et l’énergie de ce versement.
Un liquide déjà prêt
Le riz n’a pas la même ligne cru et cuit, parce que l’eau change l’énergie au gramme. Le lait UHT versé dans le café est déjà un liquide buvable. Rien à peser au sec avant de le réchauffer. Ce qui sépare les deux laits, c’est la matière grasse.
150 ml, c’est un volume. La table CIQUAL parle pour 100 g. Avec le lait de vache courant, 150 ml sont souvent notés 150 g, la masse volumique restant proche de celle de l’eau. Un lait très froid, ou une mousse qui garde de l’air, s’écarte un peu de cette égalité. D’un matin à l’autre, la même convention évite de fausser le carnet. Pichet en millilitres et carnet en grammes : autant l’écrire une fois.
Le nom se vérifie sur l’emballage. Les codes 19041 et 19023 s’appliquent ici aux deux laits UHT décrits, demi-écrémé et entier. Le taux de matière grasse place chacun sur sa ligne. Un café noir compte très peu. Quand le lait remplace l’eau dans une grande tasse, les kcal viennent de lui.
Les deux lignes CIQUAL pour 100 g
Les chiffres viennent de la table CIQUAL 2020, pour 100 g, avec leur code. Seule l’énergie est aussi estimée pour le verre, en prenant 150 ml pour 150 g.
Code 19041, lait demi-écrémé UHT : énergie UE 47 kcal pour 100 g, protéines 3,38 g, glucides 4,83 g, lipides 1,55 g, sucres 4,66 g, fibres 0 g. Sur 150 g, l’énergie UE vaut 47 × 1,5 = 70,5 kcal.
Code 19023, lait entier UHT : énergie UE 65,1 kcal pour 100 g, protéines 3,32 g, glucides 4,85 g, lipides 3,63 g, sucres 4,2 g, fibres 0 g. Sur 150 g, l’énergie UE vaut 65,1 × 1,5 = 97,65 kcal.
L’écart vient surtout des lipides. Protéines et glucides restent du même ordre sur 100 g. Les sucres indiqués correspondent au lactose du lait. Les fibres sont à 0 g dans les deux lignes.
Lait écrémé, lait concentré, boisson végétale ou lait en poudre reconstitué ont d’autres codes. La poudre et le liquide après ajout d’eau ne se lisent pas sur la même ligne, et le poids de la cuillère n’est pas celui du verre.
Quand le lait est pesé avant d’être versé, une tare sur la tasse ou le pot suffit. 150 g sur la balance lèvent le doute du trait de graduation. Sans balance, un verre doseur vaut mieux qu’un coup d’œil dans une tasse large. La mousse d’un cappuccino occupe du volume sans la même masse de lait : pesez le liquide avant émulsion, pas jusqu’au bord de mousse.
Café serré ou allongé, noir et sans sucre, pèse peu dans le total. Le sucre ou la chantilly posés à côté sortent de ces deux codes. Chacun a sa propre ligne, les jours où vous en prenez vraiment.
Où placer ces kcal dans la journée
70,5 kcal ou 97,65 kcal tiennent dans une tasse. La même dose le matin et l’après-midi s’additionne. Le carnet suit les volumes réellement bus.
Ces kilocalories se placent dans votre besoin calorique journalier. Hier, après une longue marche, ce versement de 150 ml pesait peu dans la journée. Aujourd’hui, assis au bureau, il apparaît davantage dans le total.
Tenir un déficit calorique rend l’écart entre demi-écrémé et entier plus visible, surtout dans les lipides, à tasse égale. Cela peut orienter le choix du lait.
Pour situer le lait dans l’assiette, passez par le calcul des macronutriments. Les valeurs pour 100 g suffisent à comparer les deux codes, et l’énergie pour 150 g suffit au carnet. Les protéines du lait entrent dans le total protéique, les glucides dans le total glucidique, les lipides dans le total lipidique. Les fibres, à 0 g ici, se trouvent dans les végétaux du repas.
Certaines applis affichent les kilojoules. Ici, l’énergie UE est en kcal. Le carnet peut rester en kcal, ou passer une fois par la page pour convertir les kcal en kJ.
Source : table CIQUAL 2020, ANSES, https://ciqual.anses.fr/


