Obésité : court bilan et quelques chiffres - CalculerSonIMC
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Obésité : court bilan et quelques chiffres

Un petit article bilan sur l’obésité d’une manière générale.

L’obésité est une maladie qui se traduit par une concentration disproportionnée de graisse corporelle nuisible à la santé.

L’obésité en chiffres

Les chiffres les plus récents, datant du 16 octobre 2012, sont alarmants. Ils révèlent en effet que 6,9 millions de français sont touchés par cette maladie soit 15% de la population, et une augmentation de 35% entre 2009 et 2012 de l’obésité chez les jeunes de 18 à 24 ans.

Depuis, la situation a continué d’évoluer. En France, la prévalence de l’obésité atteint désormais environ 17 % de la population adulte, soit près de 8,5 millions de personnes. Le surpoids (IMC entre 25 et 30) touche quant à lui plus de 30 % des adultes. Au total, près d’un Français sur deux est en excès de poids.

Au niveau mondial, l’OMS estime que l’obésité a presque triplé depuis 1975. En 2016, plus de 650 millions d’adultes étaient obèses dans le monde, et plus de 340 millions d’enfants et d’adolescents de 5 à 19 ans étaient en surpoids ou obèses.

Comment diagnostiquer l’obésité : le rôle de l’IMC

Cette maladie peut être diagnostiquée notamment grâce à l’IMC, ou Indice de Masse Corporelle. Il faut pour l’obtenir diviser le poids (en kg) par la taille au carré (m2). Voici l’interprétation :

  • IMC inférieur à 18,5 : insuffisance pondérale (maigreur)
  • IMC entre 18,5 et 25 : corpulence normale
  • IMC entre 25 et 30 : surpoids (surcharge pondérale qui traduit un comportement alimentaire inadapté pouvant conduire à l’obésité)
  • IMC entre 30 et 35 : obésité modérée (classe I)
  • IMC entre 35 et 40 : obésité sévère (classe II)
  • IMC supérieur à 40 : obésité morbide (classe III), situation jugée très dangereuse

Il est important de noter que l’IMC a ses limites : il ne distingue pas la masse grasse de la masse musculaire et ne prend pas en compte la répartition des graisses dans le corps. D’autres indicateurs comme l’IMG (indice de masse grasse), le tour de taille ou le rapport taille-hanche permettent d’affiner le diagnostic.

Les conséquences de l’obésité sur la santé

Les conséquences de cette maladie (car il s’agit bien d’une maladie) sont dramatiques, car elle peut malheureusement en engendrer beaucoup d’autres :

  • Diabète de type 2 : l’obésité est le principal facteur de risque, multipliant le risque par 7 chez les femmes et par 5 chez les hommes
  • Maladies cardiovasculaires : hypertension, insuffisance cardiaque, AVC, infarctus du myocarde
  • Apnée du sommeil : touchant jusqu’à 70 % des personnes obèses
  • Problèmes articulaires : arthrose du genou, de la hanche et du dos
  • Certains cancers : côlon, sein (post-ménopause), endomètre, rein, foie
  • Cholestérol et dyslipidémies
  • Stéatose hépatique (maladie du foie gras)
  • Dépression et troubles psychologiques

L’obésité réduit l’espérance de vie de 5 à 20 ans selon la sévérité, et altère considérablement la qualité de vie.

Les traitements de l’obésité

Cependant si l’obésité peut être reconnue et diagnostiquée, elle peut heureusement aussi être soignée. Cette maladie nécessite une prise en charge médicale, car il est fortement déconseillé d’enchaîner les régimes draconiens qui, à défaut de solliciter une réelle perte de poids, engendrent souvent des carences alimentaires et favorisent les effets pervers des régimes, plus familièrement connu sous le nom « d’effet yoyo ».

Le rééquilibrage alimentaire

La première étape est un rééquilibrage alimentaire accompagné par un diététicien ou un nutritionniste. Il ne s’agit pas d’un régime restrictif mais d’une modification durable des habitudes alimentaires : réduction des portions, augmentation des fruits et légumes, diminution des aliments ultra-transformés.

L’activité physique adaptée

L’activité physique régulière est un pilier essentiel du traitement. Elle permet de maintenir la masse musculaire, d’améliorer la sensibilité à l’insuline et de favoriser le bien-être mental. Les recommandations sont de 150 à 300 minutes d’activité modérée par semaine.

La chirurgie bariatrique

Il existe aussi des solutions nettement plus radicales que l’on découvre avec l’essor de la chirurgie de l’obésité. Ce sont des interventions comme la sleeve gastrectomie, le bypass gastrique qui visent à réduire la quantité de nourriture pouvant être ingérée par le patient. Ces opérations sont réservées aux obésités sévères (IMC > 40 ou IMC > 35 avec comorbidités) après échec des traitements conventionnels. Elles ne sont pas anodines et nécessitent un suivi à vie.

Prévention : les bonnes habitudes à adopter

Pour conclure, nous pouvons donc dire que l’obésité représente un réel danger de santé publique. Il est possible d’en guérir mais il est tout de même nécessaire de prendre des mesures préventives et éducatives :

  • Surveiller régulièrement son IMC et son tour de taille
  • Adopter une alimentation variée et équilibrée dès le plus jeune âge
  • Pratiquer une activité physique régulière (30 min minimum par jour)
  • Limiter les écrans et la sédentarité
  • Dormir suffisamment (7 à 9 heures pour un adulte)
  • Gérer le stress par des activités de relaxation
  • Consulter un professionnel de santé dès les premiers signes de surpoids

Questions fréquentes

L’obésité est-elle une maladie ?

Oui, l’obésité est reconnue comme une maladie chronique par l’OMS depuis 1997. Aux États-Unis, l’American Medical Association l’a officiellement classée comme maladie en 2013. Elle nécessite une prise en charge médicale et ne se résout pas par la seule volonté.

A partir de quel IMC est-on considéré obèse ?

L’obésité est définie par un IMC supérieur ou égal à 30 kg/m2. Entre 25 et 30, on parle de surpoids. Au-delà de 35, il s’agit d’obésité sévère, et au-delà de 40, d’obésité morbide.

L’obésité est-elle héréditaire ?

La génétique joue un rôle dans la prédisposition à l’obésité (on estime que 40 à 70 % de la variabilité de l’IMC est d’origine génétique). Cependant, l’environnement (alimentation, activité physique, stress) reste le facteur déclencheur principal. Avoir des parents obèses augmente le risque mais ne rend pas l’obésité inévitable.

Combien de Français sont obèses ?

Environ 17 % de la population adulte française est obèse, soit près de 8,5 millions de personnes. Si l’on ajoute le surpoids, c’est près d’un Français sur deux qui est en excès de poids.

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Rédaction : Rédaction CalculerSonIMC Mise à jour éditoriale :