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Manger plus (de protéines) pour grossir moins ?

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Les protéines jouent un grand rôle dans le sentiment de satiété. Mais notre société actuelle a tendance à diminuer de plus en plus sa consommation en protéines. Un paradoxe pour beaucoup : manger plus (de protéines) permettrait-il de grossir moins ?

Manger plus (de protéines) pour grossir moins
(Diminution de la consommation de protéines : un rôle dans l’obésité ? Les œufs, la viande ou encore les fruits secs contiennent beaucoup de protéines)

Consomme-t-on assez de protéines ?

Une récente étude (1) menée par Stephen J. Simpson et David Raubenheimer, publiée par la revue Nature ferait un lien entre notre diminution de consommation de protéines et l’obésité. Même si, malgré cette baisse, notre consommation de protéines reste au-dessus de nos besoins réels (3), les protéines absorbées ne sont pas forcément les bonnes.

Les protéines nous apportent l’énergie nécessaire au quotidien. Les protéines les plus équilibrées sont les protéines animales, alors que les protéines végétales sont déséquilibrées.

Or, la tendance à diminuer les protéines se porte surtout sur la diminution d’apport en viande, ce qui, d’après Patrick Tounian, interviewé par Atlantico (2), professeur de pédiatrie à l’hôpital Armand Trousseau à Paris, entrainerait une carence en fer. D’après lui, 10 à 20% des femmes et des enfants auraient des carences en fer en raison d’un apport en viande insuffisant.

Cette carence a-t-elle un rapport avec l’obésité ?

D’après la revue Nature, notre alimentation, dont les protéines seraient diluées, ne permettrait pas d’assouvir le sentiment de satiété, et pousserait donc à consommer plus de graisses pour ne plus avoir faim.

Les matières grasses et les sucres étaient rares et très prisés à l’époque ancestrale. Ce qui pourrait expliquer que nous avons tendance, à notre époque, à privilégier les aliments gras et sucrés. Mais aucun lien n’a encore été fait entre ces 3 éléments, à savoir l’augmentation de la consommation de graisse, diminution de celle des protéines, et l’augmentation de l’obésité.

D’après le Professeur Tounian, le lien ne peut être fait, l’obésité étant liée le plus souvent à des facteurs génétiques, ainsi qu’à l’environnement. Le corps se régule naturellement pour la plupart d’entre nous. D’après lui encore, un régime hyper-protéiné permettrait à la personne d’avoir un sentiment de satiété très rapide. Il aurait donc l’impression d’avoir beaucoup mangé, permettant le contrôle des envies, et évitant ainsi l’ingestion d’aliments plus caloriques. Ce type de régime a déjà été critiqué (soupçons de carences et risques rénaux), mais ne semblerait manquer de rien, étant riche en viande, poissons et laitages.

Alors, peut-on répondre à la question : manger plus pour moins grossir, la réponse n’a pas encore totalement été établie. L’obésité n’a donc pas de coupable unique.

C’est d’ailleurs l’une des conclusions de l’étude publiée sur Nature par Stephen J. Simpson et David Raubenheimer : un rééquilibrage alimentaire, une bonne nutrition, ne réside pas seulement dans le fait de réduire ses apports en calories. Il faut pouvoir apprécier tous les différents aspects liés à la nourriture.

Sources

(1) http://www.nature.com/nature/journal/v508/n7496_supp/full/508S66a.html

(2) http://www.atlantico.fr/decryptage/manger-plus-pour-moins-grossir-role-proteines-dans-perte-poids-patrick-tounian-1051669.html

(3) En effet l’ANSES indique que l’assiette moyenne d’un français contient 17% de protéines, contre 15% recommandé : http://www.anses.fr/fr/content/inca-2-les-r%C3%A9sultats-dune-grande-%C3%A9tude (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail)

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