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Obésité, surpoids et cancer : 10% de risques en plus tous les 10 ans…

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D’après les différentes études scientifiques nous savons qu’un lien existe entre le surpoids et l’apparition de certains types de cancers. L’épidémiologiste Melina Arnold qui professe au CRIC (Centre de Recherche International sur le Cancer) de Lyon a signé un article (1) où elle explique sa récente découverte.

Obésité, surpoids et cancer : 10% de risques en plus tous les 10 ans...
(Obésité, surpoids et cancer : 10% de risques en plus tous les 10 ans…)

L’étude en question

Dans la revue en ligne du 16 août 2016, un lien entre la durée du surpoids à l’âge adulte et l’apparition de cancers spécifiques chez l’être humain est mis en avant. Cette notion de « durée » est fondamentale car d’après la spécialiste, elle favoriserait chez la femme, le risque de tumeur du sein et du tissu utérin. Pour affirmer cela, les scientifiques ont recueillis des données depuis 1990. Ce sont celles de plus de 70 femmes américaines de 50 à 79 ans ménopausées qui ont servies de base de travail pour cette initiative.

Il en résulte que moins de la moitié n’ont pas été en surpoids et qu’un tiers l’a été. Pour ces dernières, les scientifiques en ont déduit que l’exposition au risque est de 20 ans pour les sujets obèses et de 30 pour les personnes en surpoids. Ainsi plus on est exposé jeune aux kilos excédentaires, plus on le reste à l’état adulte. De plus, des mécanismes connus pour augmenter le risque d’apparition du cancer sont présents tels que la résistance à l’insuline, le risque d’hypertension, la survenue d’inflammations chroniques, des changements du métabolisme hormonal, des lésions de l’ADN etc.

Une question en suspend…

La responsable de l’unité de gynécologie de l’hôpital Cochin à Paris, le professeur Anne Gompel, explique en substance que tant que ces « femmes cobayes » ont pris des traitements hormonaux progestérone + œstrogène, il n’y a pas eu d’augmentation du risque de cancer de l’endomètre. Par contre, pour le sein, le risque de cancer est toujours plus élevé, même si c’est d’un niveau plus faible que chez les personnes qui n’ont jamais pris de traitement hormonal de substitution.

En fait, d’après une étude américaine de 2005, non seulement il n’y a aucun sur-risque de contracter un cancer du sein à se traiter avec des hormones de substitution, mais de plus, ces dernières agiraient comme un facteur de protection pour l’endomètre. Le professeur Gompel continue en expliquant que l’obésité induit une progressivité dans le risque des cancers du rein, du sein et du colon. Ainsi, toutes les personnes qui souffrent de kilos en trop ne seront pas plus pénalisées par le risque d’apparition du cancer et que cela soit sur la durée ou pas.

Un bémol cependant

Pour Melina Arnold, il est important de préciser que les conclusions de cette étude ne s’appliquent pas de façon personnelle et directe. Car, comme tout un chacun le sait, les causes des cancers restent plurifactorielles c’est à dire sous l’influence de données diverses comme peuvent l’être la génétique ou l’environnemental. Pour autant, l’obésité reste un facteur de risque conséquent à l’apparition de cancers. Il ne s’agirait pas, non plus, de se voiler la face.

Ainsi, à l’âge adulte, pour chaque décennie passée avec un certain surpoids, les femmes ajoutent 7% à leur risque de cancer du sein en post-ménopause et 17% à leur risque de cancer de l’endomètre.

Le risque de cancer lié à l’obésité est, quant à lui, accru de 7% par décennie passée avec ces kilos en trop. Pour les personnes obèses, ce pourcentage s’élève à 10% par décennie passée.

Quoi qu’il en soit, il faut bien réaliser que, dans tous les cas, l’obésité n’est jamais une bonne chose et qu’elle porte préjudice à l’état de santé.

Sources et références

(1) Melina Arnold. Duration of Adulthood Overweight, Obesity, and Cancer Risk in the Women’s Health Initiative: A Longitudinal Study from the United States. PLOS Medicine 2016. DOI: http://dx.doi.org/10.1371/journal.pmed.1002081

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